Présentation : Toulon

Parce que Toulon !

Rugby club toulonnais

Fondé en 1908

Stade : Félix-Mayol (15 000 places)

Président : Mourad Boudjellal

Entraîneurs : Philippe Saint-André, Olivier Azam, Pierre Mignoni

Classement 2010-2011 : Huitième du Top 14

Titres : Trois fois champion de France (1931, 1987 et 1992), deux fois champion de France de Pro D2 (2005 et 2008), deux fois vainqueur du Challenge Yves-du-Manoir (1934 et 1970)

L’objectif : les phases finales sinon rien

Un bide. L’an dernier, le RCT et sa pléiade de stars (Wilkinson, Henson, Sackey, van Niekerk…) n’avaient même pas réussi à accrocher une place de barragiste, battus lors de la dernière journée par des Montpelliérains déchaînés (27 à 3), qui validaient du même coup leur ticket pour les play-offs. Un souvenir pénible que les Toulonnais voudront (et devront) effacer. Accrocher les phases finales cette saison, c’est une obligation. C’est en tout cas un objectif qui justifierait le recrutement ronflant réalisé cette année encore : Giteau, Botha, Palisson, Bastareaud (pour ne citer qu’eux) seront les nouvelles têtes d’affiche du RCT. Et en cas de nouvel échec, nul doute que la grogne s’installerait du côté de Félix-Mayol…

La star : Jonny Wilkinson

La Rade n’a d’yeux que pour lui, ou presque. Chacune de ses performances sont décortiquées, analysées, étudiées. Depuis son arrivée dans le Var, il constitue presque à lui seul le baromètre du RCT, capable de sortir son club d’une situation qui semble désespérée. Mais l’an passé, Sir Jonny Wilkinson a alterné le très bon et le moins bon. Et ses performances moindres s’en sont ressenties sur le niveau global du RCT. Si son rendement en terme de points a été meilleur (274 points en 2010 contre 230 points en 2009), le demi d’ouverture anglais a beaucoup moins pesé dans le jeu varois. Pour ce nouvel exercice, « Wilko » sera à n’en pas douter une pièce maîtresse des Toulonnais dans l’optique de la conquête d’un titre.

Le joueur à suivre : Mathieu Bastareaud

Le trois-quart centre français débarque sur la Rade pour se relancer. Après un bras de fer avec Bernard Laporte et le Stade français pour quitter le club, il aura à coeur de retrouver le niveau qui était le sien au printemps 2010. A l’époque, il était titulaire avec le XV de France et venait de remporter le Grand Chelem. Mais Bastareaud s’est manqué en 2010-2011. Moins tranchant, moins perforant, il n’est pas appelé par Marc Lièvremont en équipe de France. Il devra, pour l’exercice à venir, justifier la confiance que lui accordent les dirigeants varois. Nul doute que son physique de déménageur pèsera sur le centre de l’attaque varoise.

Le départ qui fait mal : Georges Smith

S’il y a un joueur pour lequel le président toulonnais Mourad Boudjellal aurait donné tout l’or du monde pour le conserver, c’est bien lui. Malheureusement pour les Varois, le troisième ligne australien a choisi de s’exiler… au Japon, pour un salaire annuel avoisinant les 800 000 €. Infatigable plaqueur-gratteur, l’Australien faisait l’unanimité auprès des coéquipiers. Il manquera cruellement pour la saison à venir. Le très exigeant public de Mayol sait reconnaître les bons. Smith, incontestablement, en était un.

Mouvements

Arrivées : Giteau (Brumbies) – Rokobaro (Aix) – Tawake (Narbonne) – Botha (Sharks) – Frou (La Rochelle) – Armitage (London Irish) – Palisson (Brive) – Tillous-Borde (Castres) – Smith (Blues) – Dumora (Pau) – Roberts (Sale) – Mason (XIII) – Mignoni (entr.) – Azam (entr.) – Pretorius (Lions, joker Coupe du monde) – Rooney (Rebels) – Agnesi (retour prêt Pau) – Bastareaud (Stade français)

Départs : Taumoepeau (Castres) – Smith (Japon) – Mignoni (arrêt) – Auelua (Brumbies) – Wulf (Blues) – Sackey, Contepomi (Stade français) – Mérabet (Oyonnax) – May (Northampton) – Bastères, Sourice (Aix) – Barthémémy (Albi) – Henson (?) – Marienval (Brive) – Brana (Bordeaux-Bègles)

Rugbyrama – Loup KRIKORIAN

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