Melvyn Jaminet au pied sous le maillot du RCT, 2025
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Perpignan 24-25 Toulon : Kpoku à la sirène, le RCT entre dans le top 6

Il y a des victoires qu’on gagne avec la tête, et d’autres qu’on arrache avec les tripes. Samedi soir à Aimé-Giral, pour la 8e journée de Top 14, le RCT a signé les deux à la fois : Perpignan 24 – 25 Toulon, sur un essai de Junior Kpoku à la sirène, validé après arbitrage vidéo. Première victoire à l’extérieur de la saison, troisième succès de rang, et un RCT qui grimpe dans le top 6.

Un match qui a basculé trois fois

Les Toulonnais ont lancé idéalement leur soirée. Dès la 9e minute, Oliver Cowie a profité d’une diagonale au pied d’Albornoz pour ouvrir le score, Melvyn Jaminet ajoutant la transformation. Mais l’USAP, poussée par son public, a réagi : la pénalité d’Antoine Aucagne a lancé les Catalans et les deux équipes sont rentrées aux vestiaires dos à dos, 10-10. Jaminet a manqué une pénalité juste avant la pause.

Au retour, le RCT a repris la main. À la 65e minute, sur un ballon porté qui a mobilisé treize Toulonnais, Pierre Damond a conclu dans l’en-but catalan : 20-10 pour Toulon, dix points d’avance à un quart d’heure de la fin. On se voyait déjà rentrer tranquilles. Erreur.

Deux minutes plus tard, Junior Kpoku a écopé d’un carton jaune (67e). À quatorze, le RCT a craqué : James Hall (69e), servi par Yato après un une-deux, puis Théo Forner (76e) ont marqué, Aucagne transformant les deux. Perpignan menait 24-20 à trois minutes du terme. Aimé-Giral exultait.

Kpoku, du carton jaune au héros

C’est là que ce groupe a montré son caractère. Sur la dernière séquence, Toulon a obtenu une pénalité, choisi la touche près de la ligne, et lancé un ultime ballon porté. Revenu sur la pelouse après son exclusion temporaire, Junior Kpoku s’est extrait du maul pour aplatir. L’arbitre Ludovic Cayre a pris le temps de plusieurs vérifications vidéo avant d’accorder l’essai. Jaminet a manqué la transformation, mais peu importe : 25-24, et la joie varoise en Catalogne.

Les points clés

  • Le pack, arme fatale. Les deux essais décisifs de la seconde période (Damond et Kpoku) viennent de ballons portés. Les analyses d’après-match s’accordent : c’est l’avant toulonnais qui a fait la différence dans les zones chaudes.
  • L’efficacité plutôt que la possession. Selon les chiffres relayés après le match, Perpignan a eu 58 % de possession, 65 % d’occupation et dix entrées dans les 22 mètres adverses contre six pour Toulon. Le RCT a fait plus avec moins.
  • Le point noir : la gestion des temps faibles. Deux essais encaissés en moins de dix minutes en infériorité numérique. Après les vingt dernières minutes difficiles contre Pau, c’est le deuxième match de suite où le RCT se fait peur en fin de rencontre. À corriger.
  • Le pronostic de la rédaction (22-24 pour Toulon, « au bout du suspense ») n’était pas loin. On prend.

Côté catalan, Enzo Forletta n’a pas caché sa frustration au micro : « On a été mené tout le match, on doit bosser chaque semaine. On a du caractère mais ça ne suffit pas en Top 14 », a-t-il déclaré selon Orange Sports.

Le classement

Avec ces quatre points, Toulon passe de la 8e à la 5e place provisoire avec 21 points, et entre dans le top 6. Perpignan, qui repart avec le bonus défensif, reste dans la deuxième moitié du tableau (11e). Le classement peut encore bouger avec les autres rencontres de la journée : on fera le point complet lundi.

Trois victoires de suite, un premier succès loin de Mayol, et un groupe qui ne lâche rien malgré une infirmerie chargée (Brex, Cancoriet, les frères Keletaona…). Ce RCT-là commence à ressembler à quelque chose. Allez le RCT !

Sources

Photo : Stefano Delfrate, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons

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